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TRANSFORMER NOTRE VISION EN ACTIONS. Lancement de cette stratégie du Président Andry Rajoelina, le samedi 6 novembre 2010, au Palais des Sports de Mahamasina à Antananarivo

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Le Président Rajoelina à l'ONU: discours du 17 mai 2012

DISCOURS INTEGRAL DU PRESIDENT DE LA TRANSITION

INTERVENTION DE SEM LE PRESIDENT DE LA TRANSITION ANDRY RAJOELINA

DEBAT THEMATIQUE DE HAUT NIVEAU SUR L’ETAT DE L’ECONOMIE
ET DE LA FINANCE MONDIALE

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs

D’emblée, je voudrais saluer ici l’initiative et le leadership du Président de l’Assemblée générale pour avoir organisé ce Débat thématique de Haut niveau sur l’état de l’économie et les finances mondiales en ce moment crucial où la Communauté internationale se penche sur l’avenir de l’humanité en perspective de Rio+20.

Cette initiative redonne à l’ONU le rôle qui est le sien dans la gouvernance économique mondiale. En effet, l’ONU est le seul forum qui permet la pleine participation de tous dans la recherche de solutions aux problèmes mondiaux, et où les besoins des plus vulnérables devraient être pris en considération.

La dernière crise financière internationale a eu des impacts dans le processus de développement des Pays les moins avancés, menaçant les acquis obtenus dans leurs efforts pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).

Dans les pays en transition politique comme Madagascar, qui ont été de surcroit confrontés à des crises politiques, les conséquences de la crise financière internationale ont affecté les secteurs de production, l’investissement, les principales sources de revenu.

Si on revient dans un contexte mondial, l’apparition de la crise financière internationale a déstabilisé le monde. On commence à parler de relance mais la population mondiale continue à subir. Il est temps de penser à une relance dynamique, basé sur une croissance durable créatrice d’emploi donnant une large place aux jeunes et aux femmes.

Monsieur le Président,

Bien que Madagascar se trouve dans une période transitoire, des mesures ont été prises pour atténuer les effets de la crise et en vue de la relance économique. Le Gouvernement a fait preuve de courage politique pour la mise en œuvre de mesures concrètes et réalistes consistant à subventionner les produits de premières nécessités tel que le riz ainsi que les produits pétroliers pour juguler l’inflation et protéger la consommation afin d’éviter l’explosion sociale.

A cet égard, j’attire particulièrement l’attention des institutions financières internationales et des principaux bailleurs de fonds sur leur vision et leur approche face aux situations particulières des Etats les plus vulnérables et notamment en situation de crise comme Madagascar. Nos pays ont besoin de vos soutiens en tenant compte de nos besoins réels qui nécessitent des mesures spécifiques.

Malgré ses faibles moyens, le gouvernement de Transition d’union nationale à Madagascar s’est attelé à l’application de l’orthodoxie financière par la maitrise de l’équilibre macroéconomique à travers :

- L’application d’une politique d’austérité qui constitue plutôt une contrainte afin de pallier à l’absence de financement extérieur. Ceci a permis de limiter les dépenses de l’Etat mais n’a pas engendré la croissance économique espérée.

- Le maintien du taux de déficit inferieur à 2%, du taux d’endettement extérieur présentant 20% du PIB, le taux de change de la monnaie locale demeure relativement stable par rapport au dollar et l’euro.

- Madagascar est passé d’une croissance négative en 2009 à une croissance de 0,4% en 2010 avec une prévision de 2% pour l’année 2012.

Ces taux restent en-deçà de la moyenne en Afrique subsaharienne et ceci se justifie par l’insuffisance de l’investissement à la fois public et privé.

Le Gouvernement a par ailleurs adopté une politique de reforme fiscale par le biais de l’élargissement de l’assiette imposable sans créer de nouveaux impôts et sans augmenter les taux existant. Il en résulte l’augmentation de 20% sur 2 ans de la recette fiscale.

Quant aux problèmes de l’endettement, Madagascar n’a pas emprunté depuis 2009 or le taux d’endettement est de 20%, et pourtant nous avons honorés les échéances de nos dettes.

Monsieur le Président,

A défaut de pouvoir établir une politique a long terme, la Transition a défini certaines priorités sur le plan économique et social :

- Le soutien à la production agricole par la détaxation des matériels agricoles importés ainsi que des intrants afin de pouvoir assurer la sécurité alimentaire.

- Le soutien à la production des énergies renouvelables compte tenu des potentiels hydro-électriques et éoliennes du pays.

Malgré notre volonté, initiatives et nos efforts, le contexte de la crise internationale aussi bien que local a conduit à l’augmentation du chômage touchant particulièrement les jeunes qui constituent plus de 50% de la population. L’Etat entend résorber le chômage par des politiques sectorielles dont l’agriculture, le secteur tertiaire (services, NTIC) et la mise en place de divers programmes de formation et de renforcement des capacités.

Ces programmes nécessitent de l’investissement et de la coopération internationale.

Plus que jamais, il y a nécessité d’une solution globale à travers une coopération internationale mutuellement avantageuse et de rationnaliser la gestion des ressources pour l’avenir des générations futures.

Il y a donc nécessité d’afficher une plus grande volonté pour prendre les mesures idoines tant au niveau global que national et mettre en œuvre les mesures et recommandations des précédents Sommets.

Monsieur Le Président,
Excellences Mesdames et Messieurs,
Je vous remercie de votre attention

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