TRANSFORMER NOTRE VISION EN ACTIONS. Lancement de cette stratégie du Président Andry Rajoelina, le samedi 6 novembre 2010, au Palais des Sports de Mahamasina à Antananarivo
Par Jeannot Ramambazafy
L'insécurité est à son comble, jamais de mémoire de la République, elle n'aura atteint un niveau aussi abyssal comme durant ce régime Rajaonarimampianina.
Étant présent dans la partie sud de Madagascar depuis une semaine pour des raisons familiales, je vis ici des situations qui dépassent toute imagination.
Des scènes extraterrestres !
En plein jour, lors du jour de marché, des individus armés de fusils de chasse terrorisent les marchands ambulants, en tirant des coups de feu en l'air, braquant leurs armes aux alentours, et ramassant les marchandises sur les étals. S'en donnant à cœur joie en toute liberté, en toute impunité.
Alors même qu'à 200 mètres de là, se trouve un poste avancé de la gendarmerie. Un monde à l'envers : en entendant les coups de feu, les éléments de la gendarmerie quittèrent le camp de la gendarmerie et se terrèrent dans les maisons environnantes. Les forces de l'ordre fuyant devant des malfaiteurs moins armés qu'eux en plein jour, c'est tout simplement surréaliste !
Un reflet du contexte de non-état sévissant à Madagascar depuis 2014, année d'accession du Président par défaut au pouvoir.
Durant ces 5 jours de cérémonie familiale où j'ai été présent, pas une seule journée ne s'est passée, sans qu'il n'y eut alarme, attaque, razzia dans le village ou dans les communes excentriques. Des bœufs volés, des femmes violées et prises en otages, des silos de riz éventrés et pillés, des maisons brûlées. Face à mon étonnement, la population de crier à tue-tête que depuis longtemps, elle n'a plus pu compter que sur elle-même. Se sentant depuis longtemps orphelins d'un État inexistant. Pour eux, une chose est certaine : le pays n'est pas gouverné. C'est la loi de la Jungle. Le plus faible est mangé par le plus fort ; lequel plus fort est tué par le plus malin. Triste résignation.
D'une seule voix, ils ont lancé un appel, un cri de détresse à transmettre au Président Andry Rajoelina.Ils se sont souvenus de l'époque de la Transition où le Président Rajoelina venait au chevet de la population à la base pour assumer ses responsabilités. « Ce Président a toujours été proche du Peuple », ont-ils affirmé. « Il nous a toujours assistés, ne nous a jamais abandonnés. C'est lui que nous voulons pour revenir au pouvoir. Nous le soutenons lui et sa Vision IEM ! S'il vous plaît nous vous prions de lui transmettre ce message et cet appel au secours. Les dirigeants actuels ne sont pas nés pour diriger à leur conception. Seul Andry Rajoelina détient la clef du développement de Madagascar ».
Je me suis mis à leur expliquer avec mes mots ce que l'IEM est et ce qu'elle projette de faire pour résoudre les problèmes d'insécurité. À commencer par la responsabilisation des représentants de l'Etat dans les collectivités locales décentralisées et le programme d'affectations tournantes des délégués administratifs qui, à force de rester trop longtemps en poste dans une localité donnée, finissent par s'acoquiner avec les dahalo et les brigands de tout acabit. L'IEM prévoit aussi des aménagements budgétaires pour doter nos éléments des forces de l'ordre des équipements et matériels nécessaires pour mener à bien leurs missions. Mais au-delà de tout cela, je leur ai indiqué que l'IEM consacre tout un volet sur la lutte active contre la corruption, première cause du manque de confiance de la population à l'endroit des forces armées et de la justice.
Je suis reparti avec le sentiment d'avoir fait renaître en eux une lueur d'espoir quant à l'avenir du pays. Un espoir qu'ils placent dans le programme de l'IEM. Je m'attèlerai à transmettre au Président Rajoelina que nous n'avons pas le droit de les décevoir.
Remaha
Toliara, 04 Septembre 2018
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog
